Comme
j'avais très peu
d'expérience dans le domaine
caritatif, on m'a aidé à
former un Comité consultatif
constitué de quelques-uns des
experts les plus réputés
dans les domaines de la
sécurité aquatique et de la
recherche et sauvetage au
Canada.
Et
aujourd'hui, cela fait presque sept ans
que nous allouons des sommes d'argent
à de nombreuses initiatives en
faveur du sauvetage et de la
sécurité nautique à
travers le Canada, dont plusieurs
organisées par des corps de police,
la Garde côtière canadienne
et les organismes
communautaires.
Il
y a trois ans, nous avons également
financé une étude novatrice
s'intitulant "Will It Float?", l'examen le
plus rigoureux à ce jour
mené sur l'ensemble des questions
relatives au port obligatoire des
vêtements de flottaison individuels.
Cette étude a été
réalisée pour le Conseil
canadien de la sécurité
nautique par un organisme canadien de
recherche tout particulièrement
innovateur du nom de SAUVE-QUI-PENSE
(en anglais, SMARTRISK).
En
fait, cette étude a eu un grand
impact sur la tournure du débat
soulevé par les VFI/gilets de
sauvetage au Canada et, si je comprends
bien, elle commence à être
reconnue ici aussi. On me dit qu'elle fait
son chemin au sein des manufacturiers, des
industriels et des nombreuses
autorités législatives
à travers les
États-Unis.
Alors
comme vous pouvez le constater, nous avons
travaillé très fort dans les
dernières années.
Ceci
dit, je dois vous avouer que je n'ai pas
l'habitude de parler de l'histoire de Ron
en public. Comme vous devez vous en
douter, c'est un sujet très intime
sur lequel je suis encore très
sensible.
Or,
je tiens tout de même à vous
en parler ce soir parce que je me sens ici
en communauté d'esprit avec
vous.
Certains
d'entre vous sont ici ce soir parce qu'ils
ont vécu une expérience tout
aussi éprouvante. Plusieurs d'entre
vous - j'imagine même, la plupart
d'entre vous - sont ici parce que vous
avez choisi de consacrer une partie de
votre vie à faire en sorte que
d'autres seraient épargnés
de pareilles épreuves.
Nous
sommes tous ici ce soir parce que nous
voulons permettre au public de bien
profiter de l'eau sans que celle-ci
devienne une menace pour lui.
Et
donc, je tiens à vous raconter
cette histoire et surtout à vous
dire comment je pense que les vies de mon
fiancé Ron Rees, son frère
Rick et leur ami Greg Cook auraient pu
être sauvées.
Vendredi,
le 17 juillet 1998 , à la fin de
leur journée de travail, Ron, Rick
et Greg sont partis en direction de la
baie Georgienne à environ deux
heures de route au nord de Toronto pour se
rendre à la maison de campagne d'un
ami. À ce moment-là,
j'étais en Angleterre où
j'enregistrais un album devant public. Ron
et moi avions pris l'habitude de se
téléphoner chaque soir
à peu près à la
même heure quelque soit l'heure
locale de la ville où nous nous
trouvions. Or, ce soir-là, je lui
ai téléphoné, mais
comme il n'y avait pas de réponse,
je me suis tout simplement dit qu'il avait
dû y avoir un imprévu. Je
suis donc allée me coucher, puis,
à trois heures du matin, j'ai
été réveillée
par le genre d'appel fatidique qu'on
espère ne jamais
recevoir.
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